La MED9 est le calculateur du passage à l'injection directe essence chez Volkswagen : FSI atmosphériques d'abord, TFSI suralimentés ensuite. Elle ajoute au fichier un paramètre que les Motronic à injection indirecte ne connaissaient pas — la pression de rail, et la pompe qui la produit.
La MED9 couvre approximativement la période 2004-2010. Le D de son nom désigne l'injection directe : le carburant n'est plus pulvérisé dans la tubulure d'admission comme sur la ME7, mais injecté directement dans la chambre, sous une pression sans commune mesure avec celle du circuit basse pression. Elle est remplacée à partir de la fin des années 2000 par la MED17, qui abandonne le PowerPC au profit du TriCore.
La MED9 partage sa base matérielle avec l'EDC16 côté diesel : un microcontrôleur PowerPC de la famille MPC5xx. Notre inventaire de correction de checksum est ici particulièrement précis, et c'est utile pour identifier ce que vous avez en main :
On trouve également, plus marginalement, des MED9.1.1 sur d'autres marques. Le point à retenir est la répartition du contenu entre mémoire interne et mémoire externe : elle décide de ce qu'une lecture doit couvrir pour être exploitable.
Le carburant est mis sous pression par une pompe haute pression entraînée par une came de l'arbre à cames, et distribué par une rampe dont la pression est régulée en permanence, de l'ordre de la centaine de bars selon les applications. Trois conséquences pour le fichier :
Une grande partie des applications se lit et s'écrit par la prise diagnostic, sur bus CAN. Le banc et l'accès par l'interface de débogage BDM du microcontrôleur, boîtier ouvert, restent nécessaires lorsqu'il faut une image mémoire complète, lorsque le calculateur ne répond plus, ou pour le récupérer après une écriture interrompue. Le principe général de ces trois voies est décrit sur la page reprogrammation moteur.
Elles portent sur la zone programme et sur les blocs de calibration, et lorsque le calculateur dispose d'une flash externe, la mémoire externe possède ses propres contrôles. C'est précisément pourquoi notre bibliothèque distingue les trois lignes citées plus haut plutôt que de proposer un traitement « MED9 » générique : appliquer le mauvais schéma ne donne pas un résultat approximatif, il donne un fichier refusé.
Sur TFSI, l'optimisation de cartographie donne des résultats francs, la marge constructeur étant réelle sur ces moteurs suralimentés : voir la page Stage 1 et Stage 2. La conversion E85 est possible mais conditionnée au débit disponible sur la pompe haute pression et les injecteurs, ce qui s'apprécie dossier par dossier. Ni FAP, ni EGR généralisée, ni AdBlue sur cette famille.
La mécanique, pas le logiciel. Le superéthanol demande davantage de carburant à puissance égale, et sur une injection directe ce volume doit passer par la pompe haute pression, entraînée par une came de l'arbre à cames. Si la pompe et les injecteurs sont déjà proches de leur débit maximal en essence, il ne reste plus de marge. C'est ce point qui décide de la faisabilité, et il s'apprécie sur le fichier réel et sur l'état du véhicule.
Pas toujours. Une grande partie des applications se lit et s'écrit par la prise diagnostic, sur bus CAN. L'ouverture du boîtier et l'accès par l'interface de débogage BDM du microcontrôleur restent nécessaires lorsqu'il faut une image complète de la mémoire, lorsque le boîtier ne répond plus, ou pour le récupérer après une écriture interrompue.
Parce que selon la déclinaison, le contenu se répartit entre la mémoire interne du microcontrôleur PowerPC et une mémoire flash externe soudée sur la carte. Notre bibliothèque de correction de checksum le reflète : une ligne pour les MED9.1 sur MPC564, une pour les MED9.1 sur MPC562, une pour les MED9.1.5 associant un MPC564 à une flash externe. Une lecture qui ne couvre qu'une des deux zones donne un fichier incomplet.
Non. Le filtre à particules pour moteur essence n'apparaît que bien plus tard, sur les générations suivantes de calculateurs. Sur un MED9, les sujets de dépollution se limitent au catalyseur, aux sondes lambda et, sur une partie des premières applications FSI, à un catalyseur accumulateur de NOx lié au fonctionnement en charge stratifiée pauvre.